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Alain Mila Orriols

Bonjour Alain Mila Orriols, auteur photographe dans la région toulousaine, vous proposez sur la plate-forme de cours photo de Digixo des formations pour les photographes amateurs de votre région. Vous présenterez par ailleurs du 24 au 29 mars 2014 à la galerie des Carmes à Toulouse une exposition d'une cinquantaine d'épreuves sur l'architecture urbaine intitulée « lignes urbaines ». Pourriez-vous nous parler brièvement de votre parcours de photographe.

Digixo Passion Photo : Comment êtes-vous arrivé à la photographie ?

Alain Mila Orriols : Un peu par hasard ai-je envie de dire. Pour mes 11 ans, l'on ma offert un appareil tout basique, un KODAK POCKET INSTAMATIC 100, ce fut le début de la photo, de la diapositive surtout et des soirées projection à la maison....

DPP : Comment vous êtes-vous formé ?

AMO : Autodidacte mais pas seulement. Mon père était architecte il m'a transmis les connaissances relatives à la perspective, cela m'a aidé à forger mon regard, je travaille beaucoup sur l'architecture et la symétrie que je choisis souvent comme terrain d'expérimentation. Et tout lieu, tout détail peut être sujet à réflexion, le "laid" finalement peut devenir harmonieux.

Ensuite, je me suis formé au contact d'une part d'un photographe que je connaissais, dans ma ville, il tenait la boutique photo, mais faisais de nombreux reportages, des mariages mais pas seulement, des reportages divers pour le compte de nombreux clients, des industriels constituant leur book etc.
Puis aussi au club photo de la MJC. J'ai passé des heures et des heures en lumière rouge à me battre contre révélateurs et fixateurs pour essayer de sortir de l'agrandisseur une image correcte, sans oublier les séances sur le terrain avec les mythiques NIKON FM2 que l'on mettait à notre disposition. J'ai acheté plus tard au milieu des années 80 un FM2 avec l'un de mes premiers salaires job d'été et je l'ai gardé en état de marche jusqu'à il y a peu, c'était un boitier absolument extraordinaire, de simplicité, de solidité et de qualité d'image avec son 50mm NIKKOR.

DPP : Quel est votre matériel photo fétiche ? Pourquoi ?

AMO : Travaillant presque toujours en lumière naturelle, donc pas en studio, j'ai un faible pour les appareils à la fois légers, simples d'utilisation que j'équipe d'une focale fixe, pas d'un zoom, pour avoir le plus d'ouverture possible et la meilleur lentille asphérique qu'il puisse y avoir.

Le mythique, c'est le LEICA M, qui a su franchir, certes sur le tard, le cap du numérique, un M8 qui était déjà d'un rendu si particulier et un M-E (le M9) que je trouve absolument "machine à tout faire" équipé d'un summicron 2/50mm.... Mais le LEICA X2 avec son 35 non interchangeable et le SIGMA DP3 MERRILL avec son 75mm sont aussi de beaux produits compacts.
 
DPP : Comment vous définiriez-vous comme photographe et artiste ?

AMO : Etre photographe c'est simplement faire de la photo, il n'y a pas de définition, chacun le fait avec son matériel, son temps libre, son regard. Etre photographe c'est aussi un métier dont il est de plus en plus difficile de vivre, l'ère du numérique de la photo libre de droit sur les réseaux sociaux, de la photo volée est en train de tuer ce beau métier.

Etre artiste, cela veut dire peut être, se laisser aller au gré de son regard, sans idée préconçue. J'aime beaucoup rappeler ces mots de Robert CAPA lorsqu'il disait : « les photos sont là, il ne reste plus qu’à les prendre. »

DPP : Pouvez-vous choisir pour nous 4 photos que vous avez fait qui vous touchent particulièrement et nous les commenter brièvement?

AMO :  La 1ère, c'est une photo toute simple, prise en avril 2009 à NY au travers d'une salle du MOMA, elle donne une image d'un coin de rue, prise au travers du prisme du plus grand musée d'art moderne du monde.
 
La 2nde, prise à TOULOUSE en 2012, le parking Victor Hugo, bien connu des toulousains, une verrue de béton au milieu des briques roses, sublimée par la déformation de l'objectif avec clin d'œil à l'aéronautique locale avec la trainée d'un avion passant dans le ciel... (peut être un Boeing !)
 
 
  La 3ème, prise à MONTPELLIER en 2012 dans le grand hall du nouvel Hôtel de Ville, c'est un contraste entre un premier plan aluminium statique, froid et un second plan à gauche, plus petit, mais floue, qui laisse deviner au fond de la salle, une vie qui grouille.
 
 
Et la 4ème, prise récemment dans le métro Toulousain, une rampe d'escalator qui se reflète dans sa propre vitre.
 
 
Vous le voyez, je photographie le futile, avec une préférence pour le noir et blanc qui apporte une atmosphère si intemporelle.

 DPP : A propos de votre exposition à la galerie des Carmes à Toulouse, il s'agit de photos d'architecture urbaine, comment avez-vous travaillé sur ce projet ? Etes-vous parti sur une thématique autour d'une exposition ou vos recherches personnelles vous ont-elles menées à cette thématique ?

AMO :  Chaque prise de vue est une expérience unique, tout est question de regard et de passion, être récepteur d’une émotion, une prise de vue raconte une histoire.... Je n'ai donc pas d'idée au départ. Evidemment si l'on est à NEW YORK l'on a l'impression que les photos se prennent seules tellement la ville est photogénique, et pourtant, les gens qui rentrent de la city viennent tous avec les mêmes images compulsives prises en contre plongée, alors qu'il y a mille et une façon de regarder un lieu.

 
DPP : Comment placez-vous cette exposition « lignes urbaines » dans votre parcours photographique ? Quels sont vos inspirations qui guident vos photos ?

AMO : C'est une osmose entre ce que je vois, ce que je pense pouvoir transformer ou sublimer avec mon objectif, j'aime donner de la symétrie, de la beauté - notion si relative - aux espaces que je traverse, parfois cela marche, parfois pas, mais il en est ainsi et c'est bien comme cela !

Après il m'arrive d'avoir une idée de départ, mais cela est assez rare, à ce propos, récemment j'ai travaillé sur le métro toulousain, et je suis ressorti avec une série d'une trentaine de photos exploitables qui pourront peut-être faire l'objet d'une future exposition.

DPP : Une nouvelle année vient de commencer, quels sont vos projets photographiques pour 2014 ? des voyages ? De nouvelles expériences photographiques ?

AMO : J'ai un projet new-yorkais de reportage sur "la vie de la ville au travers des halls et portes d'immeubles".... Si j'arrive à trouver le budget, peut-être mènerai-je à bien cette idée dans les prochains mois... C'est aussi cela la photo, organiser des expos et rendre ainsi publique son image et en profiter aussi pour constituer le budget du reportage suivant....

DPP : Pour finir, quand serez-vous présent durant l'exposition à la galerie des Carmes pour permettre à nos lecteurs de vous rencontrer ?

AMO : Du lundi 24 mars au samedi 29 mars inclus, de 10heures à midi et de 13h à 19heures, avec vernissage le mardi 25 mars à 18h30. Je serai présent sur toute la durée, et aurai le plaisir de discuter avec vous, d'écouter vos conseils, vos critiques et d'en faire de même si vous m'apportez une de vos photos à commenter.

et pour ceux qui sont trop loin pour venir, mon site : http//www.alainmilaorriols.com
 
Quant à DIGIXO, je ne puis que les remercier pour le sérieux et la qualité de leur travail, tant prix et livraison dans les délais et en parfait état sont réellement votre distinction, merci encore.
 

Dernière mise à jour le 28/12/2016

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